Parce que j'en ai bien besoin, je mets de
côté mes histoires de femme divorcée et famille recomposée le temps d'une semaine de vacances. Une semaine de silence... Une semaine de tendres présences...
Je vous laisse savourer le paysage...
Je serai sûrement plus prolixe à mon
retour...
"
Bonnes vacances à tous. Et en plus, il y a de la neige!"
Longtemps absente, me revoilà dans le rôle de JolieMaman, Le retour...
Et oui, six mois se sont écoulés depuis le mois de juillet où je vous annonçais l'enthousiasme avec
lequel Monsieur Ex avait accueilli le projet d'une médiation familiale. J'aurai dû me méfier...
Durant 2 mois, aucune nouvelle, aucun rendez-vous de pris pas plus que de pension alimentaire au mois d'août d'ailleurs!
Alors là, j'ai vu rouge. Depuis le mois de juillet, j'étalais les dépenses de rentrée pour mes 2 ados car je savais que le mois de septembre serait un peu juste mais de là à imaginer que cela
commencerait dès août, il y a un pas que je ne n'aurais jamais pensé franchir... Donc, je me suis mise devant mon clavier: police, comic sans ms et j'ai couché quelques phrases que je
comptais adresser au JAF. Rien d'agressif, simplement un état des lieux, une demande de conseil lorsque l'on a tout tenté et que rien n'évolue dans le bon sens. Mais, alors que je m'apprêtais à poster mon courrier, il m'en arrive un, direct
provenance: tribunal de grande instance!? Et une convocation, je vous prie!
Rien que ça...
Imaginez ma déconfiture!!! Un véritable coulis de fruits rouges! Mais finalement, rien à côté de la déception à la lecture de l'objet de la convocation: une demande de baisse de pension. Une baisse, que dis-je, une chute vertigineuse: plus des 2/3!
Monsieur Ex doit être sacrément dans l'embarras pour faire une telle demande!
Alors, j'ai gardé mon calme et j'ai envoyé, comme je comptais le faire initialement, ma petite lettre au juge.
Ensuite, j'ai pris 3 semaines pour réunir minutieusement toutes les pièces dont j'avais besoin pour opposer une demandede maintien de la pension. Puis, il m'a fallu prendre contact avec l'avocat de ce cher EX et demander les pièces de leur
dossier. Et alors là, c'est une véritable dégringolade dans les abîmes de l'hypocrisie!
En prenant connaissance des éléments du dossier, je comprends qu'en fait Monsieur Ex doit faire face à une terrible augmentation de salaire: rien que 1000 euros de plus par mois! cela sur toute
l'année 2007... Alors en 2008!!! Mais ça, je ne le saurai jamais... Pour ma part, je ne peux lui opposer que 7 euros d'augmentation mensuelle sur la même période! On sait tous que les
fonctionnaires sont de grands privilégiés, n'est-ce pas! (mais ceci est un autre débat...) Quoi qu'il en soit, pour moi, l'enfer commence. Je ne dors plus, je ne mange plus... Comment accepter une
telle demande alors qu'il met ouvertement l'avenir de nos enfants en péril, grand ado devant entamer ses études supérieures dans quelques mois!
D'autre part, sa demande date du mois d'avril! et je ne l'apprends qu'en septembre et surtout après lui avoir fait une proposition de médiation! Mais, on sait qu'une médiation ne se fait que sur la
base du volontariat ce qui est bien compréhensible...
" Bravo pour le courage! Et, au revoir la médiation... Je suis en guerre et je ne le savais même pas! "
La mutation n'aboutit pas. Tant pis! Je fonde mes espoirs sur l'année suivante:
j'ai un dossier administratif solide. Je profite de ces 10 mois de pause professionnelle pour m'établir et renouer avec ma région d'origine. Je m'occupe de mes
enfants, installe un petit nid douillé et fais face au harcèlement de Monsieur qui ne supporte pas de ne pas savoir ce que l'on fait à toute heure du jour et de la nuit. Pourtant, je l'avais
prévenu lorsqu'il est parti qu'il était hors de question que je reste à quelques kilomètres de chez lui, seule et en attente d'un improbable revirement de situation. Et la procédure de divorce
entamée dès mon retour a confirmé cette détermination à poursuivre seule désormais mon chemin. Il fallait mettre de la distance entre nous afin que je puisse me reconstruire et revivre normalement. Ma situation financière m'a permis de traversée sans trop de difficultés cette période de non activité, les enfants sont
très entourés et peuvent digérer paisiblement, je ne dis pas facilement mais l'esprit plus libre. Plus de confusion possible! Monsieur vient très régulièrement et s'acquitte très honorablement de son rôle de père. Etant lui-même originaire de notre
lieu d'asile, il accueille ses enfants dans d'excellentes conditions dans sa propre famille.
Ainsi, "Tout va pour le mieux dans le meilleur des
mondes".
Les années 2000 sont pour moi le début de la fin.
Fin d'une histoire, fin d'un couple, fin d'une vie de famille.
Un soir, alors que j'avais trouvé des documents pour le moins étranges, Monsieur prend la fuite et décidera peu après de partir et ce pour une
autre. Alors, pendant presque un an, je vais attendre son retour. Des mois de souffrance à me demander ce que j'avais bien pu faire, à me sentir
coupable. Des mois durant lesquels, j'étais isolée de toute famille avec nos deux enfants avec comme seul point d'ancrage cet Ex qui nous avait abandonnés mais qui se donnait bonne
conscience en jouant les bons Samaritains. Et puis, l'espoir d'une mutation me fait réagir et repartir près des miens. Quelques mois aprés, nous avions rendez-vous chez un avocat et
entamions une procédure de divorce à l'amiable. Et voilà un premier chapitre de ma vie de femme, d'épouse et de mère terminé...
Au revoir Paris! Et sans rancune!
A moi la vie de famille monoparentale avec tous les préjugés et tabous!!!
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